jeudi 4 octobre 2012

Chez le pédiatre...


- Docteur, j'ai acheté le livre de pédiatrie que vous m'avez conseillé.
- Oui, et alors ?
- Alors, à la page 56, il est écrit, je cite : 'Quand bébé a fini son biberon, lavez-le à l'eau bouillante et nettoyez l'intérieur avec un goupillon.'
- Eh bien, ça me semble un excellent conseil d'hygiène, dit le pédiatre.
- Oui, mais mon bébé n'a pas du tout apprécié le traitement ...

mercredi 3 octobre 2012

Comprimés de toutes les couleurs


Le médecin, en train de rédiger son ordonnance :
- Alors, vous prendrez un comprimé vert avec un grand verre d'eau au lever, un comprimé bleu avec un grand verre d'eau pendant votre repas à midi, et un comprimé rouge le soir avant d'aller dormir, toujours avec un grand verre d'eau. 
Le patient, inquiet :
- Mais docteur, quel est mon problème exactement ? 
Le doc :
- C'est que vous ne buvez pas assez d'eau ! 

mardi 2 octobre 2012

Chez le dentiste...


- Docteur, combien ça va me coûter pour me faire retirer cette dent ? 
- 300€ ... 
- Quoi?! 300€ pour quelques minutes de travail ??? 
- Je peux l'extraire très lentement si vous préférez !!! 

lundi 1 octobre 2012

Un conseil n'est jamais gratuit


Dans un banquet du Rotary local, un médecin se retrouve à la table d'un avocat.
Les deux personnes sympathisent, mais leur conversation est à tout bout de champ interrompue par des personnes venant décrire leur affection au médecin dans le but d'obtenir un avis gratuitement.
Au bout d'un moment, le médecin s'exaspère et dit à son voisin de table l'avocat :
"- Qu'est-ce que vous faîtes pour empêcher les gens de vous demander votre avis professionnel alors que vous ne travaillez pas ?" 
"- Oh, mais je leur donne le renseignement sans me faire prier" répond l'avocat, "et le lendemain, je leur envoie mes honoraires." 
Le médecin est assez surpris, et même choqué, mais finalement, la nuit portant conseil, il se décide d'appliquer la méthode de l'avocat, et, bien que se sentant coupable, dès le lendemain matin, il prépare les enveloppes et les factures pour ses "clients" de la veille, et lorsqu'il s'en va déposer le tout dans sa boite-aux-lettres, il trouve la facture de l'avocat...

vendredi 28 septembre 2012

Les vrais ingénieurs et les vrais programmeurs

Les VRAIS INGÉNIEURS

  • Les Vrais ingénieurs se considèrent comme bien habillés si leur chaussettes sont assorties et leurs (bientôt) rares cheveux longs bien attachés avec ce bel élastique jaune. Rien à voir avec Mr. Anderson.
  • Les Vrais ingénieurs offrent un kit de tournevis à leur femme pour leur anniversaire, car eux au moins ils y pensent ;-).
  • Les Vrais ingénieurs ont un vocabulaire non technique de 800 mots ... mais c'est plus que la moyenne des hommes.
  • Les Vrais ingénieurs réparent leur propre appareil photos, téléphones, télévisions et boîte de vitesses.
  • Les Vrais ingénieurs disent : "Il fait 25 degrés Celsius, 77 degrés Fahrenheit et 298 degrés Kelvin" et tout ce que tu trouves à dire c'est : "Chouette temps n'est-ce pas?", même s'il pleut.
  • Les Vrais ingénieurs portent un badge pour ne pas oublier qui ils sont. Les autres ont déjà sans doute oublié...
  • Parfois ils attachent une note disant: "Ne me raccompagnez pas chez moi, j'ai ma propre voiture aujourd’hui... je m'en souviens enfin !"
  • Les Vrais ingénieurs travaillent dur pour obtenir une place de parking à leur nom et un bureau avec une fenêtre. Car ils sont trop attachés à leur boulot.
  • Les Vrais ingénieurs connaissent "l'ABC de l'infra-rouge" de A à B. Les autres de A à Z, il parait !
  • Les Vrais ingénieurs savent comment enlever le capot de leur PC, et n'ont pas peur de le faire. Les autres le font aussi ... et c'est ce qui fait la fortune des magasins genre "Tout pour le PC".
  • Les attachés-case des Vrais ingénieurs contiennent un tournevis cruciforme, une copie de "La Physique Quantique", et un sandwich au thon entamé. Ceux des "autres" un flingue.
  • Les Vrais ingénieurs ne trouvent rien d'amusant à ce qui précède ! ... les autres non plus ! ;-)



LES VRAIS PROGRAMMEURS

  • Les vrais programmeurs ne mangent pas de quiche. Ils aiment les Mars, la bière et les apéritifs au curry qui vous arrachent la gorge.
  • Les vrais programmeurs n'écrivent pas d'application : ils programment "on the bare metal". La programmation applicative est pour les ânes qui ne savent pas faire de programmation système.
  • Les vrais programmeurs n'écrivent pas de cahier des charges. Les utilisateurs doivent être reconnaissants, quelque soit le programme qu'ils reçoivent. D'ailleurs, ils sont toujours contents.
  • Les vrais programmeurs ne commentent jamais leur programme. Comme un programme est difficile à écrire, il doit être difficile à lire et encore plus difficile à modifier.
  • Les vrais programmeurs ne documentent jamais leurs oeuvres. Les documentations sont pour les simples d'esprit qui ne peuvent pas lire de listing, de code objet, ou de listing hexadécimal du programme.
  • Les vrais programmeurs ne dessinent jamais de graphiques : les graphiques ne sont que la forme illettrée des documentations. De plus, les hommes des cavernes dessinaient des graphiques et cela ne les a pas beaucoup aidés.
  • Les vrais programmeurs ne lisent jamais les manuels d'utilisation. Faire confiance à ce genre de documents est un signe de lâcheté et de non confiance en soi.
  • Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Cobol. Le Cobol est pour les octogénaires qui continuent à programmer sur du papyrus.
  • Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Fortran. Le Fortran est pour les ingénieurs en cravate et en chaussettes blanches qui prennent leur pied en faisant de l'analyse statistique ou des simulations de réacteurs nucléaires.
  • Les vrais programmeurs ne programment pas en Basic. En réalité, aucun vrai programmeur n'écrit plus en Basic après avoir atteint la puberté.
  • Les vrais Programmeurs n'écrivent pas en Lisp car seuls les programmes en Lisp contiennent plus de parenthèses que de code.
  • Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Pascal, C, Bliss, Ada ou tout autre clone qui demande plus à taper le programme qu'à y réfléchir.
  • Les vrais programmeurs n'utilisent pas de générateur d'applications ou de programmes. Les instruments de ce genre sont pour les assistés.
  • Les vrais programmes des vrais programmeurs ne marchent jamais la première fois. Mais ces programmes peuvent être modifiés pour fonctionner normalement après seulement une trentaine d'heures de debugging.
  • Les vrais programmeurs ne travaillent jamais de 9 heures à 17 heures. Si quelconque vrai programmeur est devant sa machine vers les 9 heures, cela veut dire qu'il y a passé la nuit.
  • Les vrais programmeurs ne jouent pas au tennis ou tout autre sport qui demande un changement de tenue vestimentaire.
  • L'escalade est un sport accessible et les vrais programmeurs portent toujours leurs chaussures de montagne pendant qu'ils programment au cas ou une montagne surgirait soudainement au milieu de la pièce.
  • Les vrais programmeurs ont horreur de la programmation structurée. La programmation structurée est pour les névrosés contrariés qui nettoient leurs bureaux, taillent leurs crayons, rangent leurs affaires et rentrent à l'heure pour manger.
  • Le vrai programmeur n'aime pas la programmation en équipe, à moins qu'il soit le chef.
  • Les vrais programmeurs n'ont pas besoin de managers. Les managers sont nécessairement méchants et mauvais. Ils ne vivent que pour discuter avec le chef du personnel, les contrôleurs des stocks, les commerciaux et autres déficients mentaux.
  • Les vrais programmeurs rejettent les nombres à virgules. La virgule a été inventée par des intellectuels qui pissaient au lit et qui ont été incapables de voir grand.
  • Les vrais programmeurs ne roulent pas en Renault ou en Peugeot. Ils préfèrent les BMW, les Porches ou les 4x4. Les grosses motos sont aussi très estimées.
  • Les vrais programmeurs ne suivent jamais d'emploi du temps. Les managers font des emplois du temps. Les mauvais programmeurs ont besoin d'emploi du temps pour s'organiser l'esprit. Les vrais programmeurs ignorent les emplois du temps.
  • Les vrais programmeurs aiment le pop-corn. Les vrais programmeurs utilisent la chaleur dégagée par leur microprocesseur pour faire éclater le pop- corn. De plus, ils peuvent dire quel programme tourne sur l'ordinateur en écoutant le rythme d'éclatement du maïs.
  • Les vrais programmeurs connaissent chaque nuance de chaque instruction de tous les microprocesseurs et les utilisent toutes dans chaque vrai programme.
  • Les vrais programmeurs n'utilisent pas de souris ou tout autre instrument de ce type. La souris ne sert qu'aux analphabètes qui ne savent pas reconnaître les lettres imprimées sur les touches du clavier.
  • Les vrais programmeurs n'utilisent jamais d'éditeurs pleine page. Ce genre d'éditeur est bien trop facile à utiliser et permettrait d'éventuels curieux de visualiser une page entière de programme. Il est préférable d'utiliser un éditeur de ligne ou pas d'éditeur du tout.
  • Les vrais programmeurs n'emmènent jamais de casse- croute. Si une machine vend des casse-croûtes alors ils mangent. Sinon, ils ne mangent pas. En tout cas, aucune machine ne vend de quiche. Mais de
  • toute facon, les vrais programmeurs ne mangent pas de quiche !

jeudi 27 septembre 2012

Petit cours d'allemand


La langue allemande est relativement facile.

La personne qui sait le latin et est habituée à faire des déclinaisons, l'apprend sans grandes difficultés.
C'est ce que les professeurs d'allemand disent lors de la première leçon. Ensuite on commence à étudier le der, des, den, dem, die et ils disent que tout est une suite logique. C'est donc facile, et pour s'en rendre compte, on va regarder un cas d'un peu plus près.

En premier, vous achetez Le livre d'allemand. C'est un livre magnifique fourré d'une toile, publié à Dortmund et qui raconte les us et coutumes des Hotentots (auf Deutsch : Hottentotten).
Le livre raconte que les kangourous (Beutelratten) sont capturés et placés en cages (Kotter), couvertes d'un tissu (Lattengitter) pour les abriter des intempéries. Ces cages s'appellent en allemand cages couvertes de tissu (Lattengitterkotter) et lorsqu'elles contiennent un kangourou, ça s'appelle (Lattengitterkotterbeutelratten).

Un jour les Hotentots arrêtèrent un assassin (Attentater), accusé d'avoir tué une mère (Mutter) hotentote (Hottentottenmutter), mère d'un fils bête et bégayeur (Stottertrottel). Cette mère se dit en allemand "Hottentottenstottertrottelmutter" et son assassin s'appelle "Hottentottenstottertrottelmutterattentater".
La police capture l'assassin et le met provisoirement dans une cage à kangourou (Beutelrattenlattengitterkotter), mais le prisonnier s'échappe.

Tout de suite commencent les recherches et soudain vient un guerrier Hotentot en criant :
- J'ai capturé l'assassin (Attentater).
- Oui ? Lequel ?, demande le chef.
- Le Lattengitterkotterbeutelratterattentater, répond le guerrier.
- Comment l'assassin qui est dans la cage à kangourous couverte d'une toile ? Demande le chef des hotentotes.
- C'est, -répond l'indigène- le Hottentottenstottertrottelmutterattentater.(L'assassin de la mère hotentote de l'enfant bête et bégayeur).
- Mais, bien sûr, répond le chef hotentote- t'aurais pu dire tout de suite que tu avais capturé le Hottentottenstottertrottelmutterlattengitterkotterbeutelrattenattentater 

Comme vous pouvez le constater, l'allemand est une langue facile. Il suffit de s'y intéresser...

mercredi 26 septembre 2012

Ce que les médecins veulent dire...


"On doit s'occuper de ça tout de suite."
=> J'avais prévu de prendre des vacances à La Réunion le mois prochain, mais je préfère opérer ça avant que ça ne guérisse tout seul.

"On en voit beaucoup en ce moment."
=> Mon Dieu, c'est déjà le troisième cas cette semaine. Je ferais mieux de me renseigner là-dessus.

"Ehhh bien, qu'est-ce que nous avons là... ?"
=> Je n'ai aucune idée de ce que c'est et je voudrais bien que vous m'aidiez un peu.

"Voyons un peu vos antécédents médicaux."
=> Je veux d'abord voir si vous avez payé votre dernière consultation avant de continuer celle-ci.

"Pourquoi ne pas prendre un autre rendez-vous pour la fin de semaine ? "
=> Je joue au golf cet après-midi, et la salle d'attente est pleine.

mardi 25 septembre 2012

Remède contre le mal de tête à travers les âges


Le patient :
- J'ai mal à la tête ...
Réponse du médecin :
2000 Av. J-C. - Tiens, mange cette racine.
1000 Ap. J-C. - Cette racine est païenne, dis cette prière.
1850 Ap. J-C. - Cette prière n'est que superstition, bois cette potion.
1940 Ap. J-C. - Cette potion n'est que du venin, avale cette pilule.
1985 Ap. J-C. - Cette pilule est inefficace, prend cet analgésique.
2000 Ap. J-C. - Cet analgésique est artificiel. Tiens, mange cette racine.

lundi 24 septembre 2012

Le pouvoir de la Presse

Tout tient dans la façon de raconter les choses !
Un homme est en vacances et visite un zoo quand il voit une petite fille se penchant sur la cage du lion.
Soudain, le lion l'attrape par la manche de sa veste et tente de l'amener vers l'intérieur.
L'homme s'élance vers la cage et frappe le lion en plein sur le nez d'un puissant coup de poing.
Gémissant de douleur, le lion saute en arrière relâchant la petite fille, et l'homme la ramène à ses parents terrifiés, qui le remercient infiniment.
Un journaliste de "Libération" a assisté à tout l'événement. Le journaliste dit à l'homme :
- Monsieur, ce fut la chose la plus vaillante et courageuse que j'ai vu faire de ma vie.
L'homme répond :
- Pourquoi, ce n'était rien vraiment. Le lion était derrière les barreaux. J'ai vu cette gamine en danger et j'ai agi comme je le sentais … !
Le journaliste dit :
- Eh bien, je vais m'assurer que cela ne passera pas inaperçu. Je suis journaliste, et le journal de demain aura cette histoire en première page ... Mais, dites-moi : que faites-vous dans la vie et quelle affiliation politique avez-vous ?
L'homme répond :
- Je sers dans l'armée Française et je vote pour le F.N.
Le matin suivant, l'homme achète le journal et lit sur la première page :
« Un militaire fasciste brutalise un immigré africain et lui vole son déjeuner. »

jeudi 20 septembre 2012

Une semaine sans ma femme

LUNDI
Seul à la maison. Ma femme est partie pour la semaine. Génial ! Je sens qu'on va vivre des instants inoubliables, le chien et moi. Je me suis concocté un emploi du temps réglé comme du papier à musique.

Je sais exactement à quelle heure je vais me lever et le temps que je passerai dans la salle de bains ou dans la cuisine, à préparer le déjeuner. J'ai également compté les heures qu'il me faudra pour liquider la vaisselle, le ménage, les promenades du chien, les courses et la cuisine. Et là, surprise : il me restera plein de temps libre !
Pourquoi les femmes se font-elles une montagne de toutes ces tâches alors qu'elles peuvent être expédiées si rapidement ? Tout est une question d'organisation. Pour le souper, le chien et moi avons un steak chacun. J'ai disposé une jolie nappe, une bougie et un bouquet de roses pour faire plus intime. Le chien a mangé de la mousse de canard en hors-d'œuvre et aussi en plat principal, mais accompagnée d'une farandole de petits légumes. Et, comme dessert, des biscuits. Moi, je me suis octroyé du vin et un cigare. Cela faisait des lustres
que je ne m'étais pas senti aussi bien.

MARDI
Je dois revoir mon emploi du temps : apparemment, quelques aménagements s'imposent. J'ai expliqué au chien que, bien entendu, ce n'est pas tous les jours fête; il ne doit donc pas s'attendre à des hors-d'œuvre et à un service dans trois bols différents, vu que le préposé à la vaisselle, c'est moi ! En prenant mon déjeuner, j'ai noté les inconvénients du jus d'orange pressé : ça vous oblige à nettoyer chaque fois le presse-agrumes. A moins d'en prévoir suffisamment pour deux jours, et dans ce cas, vous avez moitié moins de vaisselle. Ma
femme a insisté pour que je passe l'aspirateur tous les jours. Pas question ! Une fois tous les deux jours suffira amplement. Il n'y a qu'à enfiler des pantoufles et à nettoyer les pattes du chien… A part ça, je suis en pleine forme.

MERCREDI
J'ai le sentiment que le ménage prend plus de temps que prévu. Il va falloir affiner ma stratégie. D'abord, acheter des repas tout préparés. Cela me fera gagner quelques minutes en cuisine. La préparation du souper ne devrait jamais être plus longue que sa consommation. En revanche, la chambre reste un problème. Il faut
s'extraire des couvertures, aérer et enfin faire le lit. Trop compliqué ! D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de faire le lit tous les jours dans la mesure ou on se recouche le soir même. Pour le chien, fini les préparations culinaires élaborées. Au menu : pâtée en boite. Il boude, mais tant pis. Si je peux me contenter de plats cuisinés, pourquoi pas lui ?

JEUDI
Plus de jus d'orange ! Comment un fruit d'aspect si anodin peut-il provoquer une telle pagaille ? Désormais, j'achèterai du jus en bouteille.

Découverte no 1 : j'ai réussi à m'extirper du lit en défaisant à peine les couvertures. Comme ça, il n'y a plus qu'a les retaper un peu. Bien sûr, cela nécessite un certain entraînement et on a intérêt à ne pas trop gigoter pendant la nuit. J'ai un peu mal au dos, mais une bonne douche chaude et il n'y paraîtra plus. J'ai cessé de me raser tous les jours. Je gagne ainsi de précieuses minutes.

Découverte no 2 : changer d'assiette à chaque repas est une hérésie. Les vaisselles à répétition commencent à m'énerver. Le chien, lui aussi, peut manger dans le même bol. Ce n'est qu'un animal après tout!

Note : je suis parvenu à la conclusion que le passage de l'aspirateur ne s'imposait qu'une fois par semaine… maximum. Saucisses au dîner et au souper.

VENDREDI
Terminé le jus de fruit en bouteille ! Trop lourd à porter. J'ai observé un curieux phénomène : les saucisses sont excellentes le matin, un peu moins bonnes le midi et carrément infectes le soir. Si un homme en mange plus de deux jours de suite, elles risquent même de lui occasionner de légères nausées. Le chien a eu des croquettes. C'est tout aussi nutritif et le bol reste propre. J'ai découvert qu'on pouvait boire la soupe directement à la casserole. Elle a exactement le même goût. Plus de bol, plus de louche ! Désormais j'ai moins l'impression d'être réincarné en lave-vaisselle. J'ai cessé de passer le balai dans la cuisine. Cela me tapait autant sur les nerfs que de faire le lit. Note : laisser tomber les conserves. Ça salit l'ouvre-boite.

SAMEDI
A quoi bon se déshabiller le soir pour se rhabiller le lendemain matin ? Je préfère occuper ce temps à me reposer un peu. Pas la peine non plus d'utiliser les couvertures : comme ça, le lit reste impeccable. Le chien a laissé des miettes partout. Il s'est fait gronder. Je ne suis pas sa bonne ! Étrange : c'est exactement la réflexion que ma femme me fait parfois. Aujourd'hui, rasage. Mais je n'en ai vraiment pas envie. Je suis à bout de nerfs. Pour le déjeuner, proscrire ce qui doit être déballé, ouvert, coupé en tranches, étalé, cuit ou passé au mélangeur. Toutes ces corvées m'exaspèrent. Pour le dîner, manger à même l'emballage. Sans assiette, ni couverts, ni nappe, ni rien de toutes ces choses superflues. Mes gencives sont un peu sensibles.
Peut-être parce que je ne mange pas de fruits : ils sont trop lourds à transporter. C'est sans doute un début de scorbut. Ma femme a appelé dans l'après-midi pour savoir si j'avais fait les vitres et la lessive. Je suis parti d'un éclat de rire hystérique. Comme si j'avais le temps ! Malaise dans la baignoire : le siphon est bouché par des spaghettis. Ce n'est pas si grave, puisque, de toute façon, je ne me douche plus.

Note : Le chien et moi mangeons ensemble, directement au frigo. Il faut faire vite pour ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps.

DIMANCHE
Le chien et moi sommes restés au lit, à regarder la télévision. Nous avons salivé tous deux en voyant des gens faire des agapes. Nous sommes épuisés et grognons autant l'un que l'autre. Ce matin, j'ai mangé quelque chose dans son bol. Aucun de nous deux n'a aimé. Je devrais vraiment me laver. Me raser. Me peigner. Lui préparer sa pâtée. Le sortir. Faire la vaisselle. Ranger. Penser aux courses. Et tout le reste… Mais, je n'en ai vraiment pas la force. J'ai l'impression d'avoir des problèmes d'équilibre et de vision. Le chien ne remue même plus la queue. Seul l'instinct de conservation nous à permis de nous traîner jusqu'au restaurant, où nous avons passé plus d'une heure à manger des tas de bonnes choses dans de multiples
assiettes… avant d'aller à l'hôtel. La chambre est propre, bien rangée et douillette. J'ai trouvé la solution idéale… Je me demande si ma femme n'y a jamais pensé.